Quelques réflex à adopter

Amis pilotes, soyez vigilants et respectueux afin que le gypaète barbu, l’aigle royal, le bouquetin des Alpes et les autres représentants de la faune montagnarde continuent à enchanter vos vols, afin que le développement de l’activité reste compatible avec la sauvegarde des espaces naturels, leurs ressources et les autres activités
humaines.

Vous trouverez sur la carte générale des sites (pages 28 et 29), les zones soumises à des limitations de survol, quelques vallons où les espèces sauvages sont prioritaires.

Les réserves naturelles sont créées par arrêté ministériel afin de conserver le patrimoine naturel (faune, flore, paysage, géologie, etc.) d’un secteur. Dans le Pays du Mont-Blanc, ces réserves forment de grands espaces de quiétude où la faune peut évoluer sans dérangements ou presque. À ce titre, le survol y est réglementé (pages 28 et 29).
Pour la grande majorité des animaux terrestres, le parapentiste est identifié comme un très grand prédateur et induit un comportement de panique et de fuite.

Aussi, de manière générale, ne survolez pas les hardes de chamois, de bouquetins ou d’autres ongulés. Au delà de l’impressionnant spectacle que fournit la débandade de ces animaux, cette fuite provoque un stress majeur pouvant induire des avortements chez les mères, la perte des jeunes, des blessures ou la mort. En 1999, dans les Bauges, une harde de chamois ainsi survolée par un parapente, a déroché, provoquant la mort de deux animaux.
Cette peur est également présente chez la petite faune de montagne, tétras lyre, lagopède, lièvre variable et même la marmotte qui, après avoir poussé un unique cri strident se réfugie au fond de son terrier, où elle peut rester terrée plusieurs heures, sans se nourrir ni constituer ses réserves hivernales.

Les rapaces

Toutes les manoeuvres d’approche d’un parapente par les rapaces ne sont jamais des jeux mais toujours, dans un premier temps, une évaluation du danger puis, dans un second temps, des tentatives d’intimidation pouvant être plus ou moins prononcées. Le vol en festons de l’aigle royal (suite rapide de piqués et de chandelles) est ainsi un comportement typiquement territorial : il cherche à chasser l’intrus. Le parapente est entré dans une zone sensible pour l’oiseau qui, le plus souvent défend son nid et ses environs
immédiats, ce que l’on appelle sa chambre nuptiale. Afin de le laisser couver ou élever ses jeunes, il est alors indispensable de s’éloigner.
De même, lors d’un vol le long d’une falaise, si un nid de branches est visible ou si un oiseau quitte la falaise et s’approche en vol direct, quittez rapidement le site.

Par contre, voler en thermique avec un ou plusieurs rapaces loin de toute falaise ou de site potentiel de nidification est simplement un partage du moyen de propulsion. Dans ce cas le dérangement est quasi absent et l’oiseau peut prendre le parapente comme un OVNI. Si vous ne cherchez pas à vous en approcher et ainsi montrer des signes d’agression
cette rencontre ne posera pas de problème. Bien souvent l’oiseau, supérieur en vol au parapente, prendra rapidement la pompe et continuera son chemin.